OUS les bailleurs de fonds préjudiciés par les actes de gestion de Kabeya Pindi Pasi - nous avons cité Niza, OIF, Gret- ont suspendu leur appui financier à la corporation-mère des médias en République Démocratique du Congo.
Aussi, dans le souci de réparer les pots cassés, la Commission de Discipline de l'UNPC- que tous les journalistes reconnaissent comme « le tribunal des pairs », avait-elle résolu de se saisir du dossier. Après avoir réuni les preuves de la mégestion de l'intéressé et rencontré de sa part un refus délibéré de s'expliquer, les « jurés » avaient décidé, au cours d'une séance publique organisée l'année dernière en la salle paroissiale de Notre Dame de Fatima, sa radiation pure et simple de la profession, pour faute lourde liée à l'éthique. Car, le journaliste a un code d'honneur à respecter dans sa vie privée comme professionnelle. Depuis la mise à l'écart de Kabeya Pindi Pasi, l'UNPC a entamé un travail de lobbying visant la reconquête de ses lettres de noblesse ternies. Et, dans le souci d'effacer une bonne fois pour toutes les souillures laissées par KPP sur sa façade, son comité directeur actuel a annoncé, pour mars-avril 2008, son congrès électif, en vue de l'élection de nouveaux gestionnaires de la corporation.
C'est curieusement le moment choisi par le Parquet général près la Cour d'Appel de Gombe pour estimer que l'ancien président radié de l'UNPC serait blanc comme neige. Cette décision de justice appelle plusieurs interrogations. Le comité Kanyimbo refusant de s'incliner devant un avis à caractère administratif de cette juridiction, à quel endroit Kabeya Pindi Pasi va-t-il installer son UNPC ? L'écrasante majorité des journalistes ayant adhéré à la sanction de la Commission de Discipline de l'UNPC, sur quelle base va-t-il tirer sa légitimité ? Va-t-on assister à un coup d'Etat contre le comité Kanyimbo et l'ensemble de la corporation ? Quelle est cette organisation professionnelle qui pourrait s'incliner devant l'autorité du revenant ? Ce panel de questions, jusque-là sans réponses, indique que l'UNPC se trouve à un tournant crucial de son histoire. Sa crédibilité se joue sur un fil. En cas d'échec dans ce bras de fer avec Kabeya Pindi Pasi, elle risque de ne plus jamais se faire respecter par qui que ce soit. Dieu merci, il s'agit d'une confusion délibérément entretenue par KPP qui confond les principes de parallélisme de forme.
Kimp
La réaction de l'UNPC L 'UNPC a suivi, avec surprise, la publication par la presse locale, d'une info faisant état de la réhabilitation de Mr KPP en tant que Président de l'UNPC. Cette nouvelle appelle, de notre part, les observations suivantes :
1) En date du 12 février 2007, Monsieur KABEYA PINDI PASI a porté plainte devant le Tribunal de Grande Instance de la Gombe contre l'UNPC sollicitant :
l'annulation de la décision du Comité Directeur prenant acte de sa radiation par la Commission de Discipline et d'Ethique Professionnelle et désignant Mme Chantal KANYIMBO Présidente ai. ;
l'invalidation du mandat du Secrétaire Général de l'UNPC ;
la condamnation de l'UNPC au paiement de l'équivalent en francs congolais d'un dollar us symbolique.
2) Le 05 avril 2007, l'UNPC portait plainte devant le Procureur Général de la Gombe à charge de KABEYA pour détournement des fonds' destinés aux médias congolais, à l'UNPC et à la famille du regretté BAPUWA MUAMBA, dont :
25.000 USD de NIZA
15.000 USD de l'OIF pour l'impression et la distribution de la carte
6.000 USD de GRET d'appui au fonctionnement de l'UNPC
10.000 USD du Chef de l'Etat pour les obsèques de BAPUWA MWAMBA. Il n'a présenté que 5.000 dont il a aussi détourné une partie
100.000 USD de la GEl pour la campagne référendaire.
A l'étape de l'échange des pièces, les avocats de KABEYA n'ont jamais versé les siennes et c'est ainsi que le dossier a été renvoyé au rôle général. ; L'UNPC a porté plainte par une lettre déposée au Parquet Général. Toutes les autorités de la corporation, notamment la Présidente, le Secrétaire Général, le président de l'OMEC, le Secrétaire Général de JED et le comptable de l'UNPC ont été entendues sur procès-verbal dont, par deux fois, la Présidente.
L'UNPC a constaté, d'abord que le Parquet Général, au lieu d'ouvrir un dossier RMP, n'en a ouvert qu'un RI (dossier d'information).
L'UNPC est surprise de voir que Monsieur KABEYA détient une lettre de classement sans suite dont elle n'est pas informée. Elle attendait pourtant la confrontation telle que promise par le magistrat instructeur.
Dans tous les cas, la décision de classement sans suite est une mesure administrative qui n'emporte pas l'extinction de l'action pénale.
L'UNPC va saisir d'abord le Parquet Général de la République tout en se réservant le droit de lancer une citation directe.
L'UNPC espère qu'avec le changement à la tête du Parquet Général à la Gombe, cette décision de classement sans suite sera reconsidérée au regard des éléments objectifs du dossier d'accusation contre Monsieur KABEYA.
3) Le 12 février 2008, l'UNPC reçoit, en ampliation, une lettre écrite par Monsieur KABEYA au Ministre de la Communication et des Médias sur du papier en-tête de l'UNPC (faux et usage de faux car, il n'en a aucunement qualité) par laquelle il lui transmet la photocopie de la lettre du Procureur Général Grégoire MUNOKO VUNDA écrite à Me MONTANA selon laquelle le dossier ouvert à charge de KABEYA a été classé sans suite pour infractions non établies.
Nous observons que la lettre du Procureur Général est signée le 11 février alors que deux jours plus tôt, il venait d'être promu par ordonnance présidentielle aux fonctions d'Avocat Général de la République, ordonnance qui entrait en vigueur à la date de sa signature. En plus, ce n'est pas la justice qui peut réhabiliter KABEYA radié par la profession.
Nous constatons que Monsieur KABEYA crée cette confusion, étant donné que nous som-mes à la veille du Congrès de l'UNPC au cours duquel un rapport sera fait sur sa gestion.
La présidente
Chantal Kanyimbo
Le Secrétaire Général
Kasonga Tshilunde