ES informations en notre possession indiquent que près d'un millier de Congolais vivant en Europe se sont déjà fait inscrire pour participer au programme Mida », dit le ministre du travail. Et d'ajouter que, toutefois, le financement disponible provenant uniquement de la Coopération belge ne peut permettre d'utiliser actuellement toutes ces bonnes volontés qui se sont manifestées.
C'est dans ce contexte que la première réunion des comités techniques sectoriels du programme Migration pour le développement en Afrique (Mida), Coordination de la RD Congo, s'est tenue hier à Kinshasa au Centre multidisciplinaire de documentation (CMD) à l'immeuble ex-Royal. Pendant trois jours, les participants vont se pencher sur un examen sectoriel des possibilités leur offertes dans le cadre de ce programme.
L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a en son sein un service de Migration pour le développement en Afrique (Mida) qui regroupe les trois pays de Grands Lacs : le Burundi, le Rwanda et la RD Congo et qui s'articule autour de trois axes principaux : l'éducation, la santé et le développement.
A l'ouverture de ces travaux, le Coordonnateur Mida RD Congo, le Prof. Kawaya Sefu a indiqué qu'il s'agit de la première réunion des comités techniques sectoriels qui a commencé avec le secteur éducatif. Les recteurs des institutions supérieures et universitaires de la RD Congo se sont retrouvés pour réfléchir sur la manière de rentabiliser les ressources locales en matière éducative. Cela va se poursuivre encore dans les secteurs sanitaire et de développement.
« Nous sommes réunis pour opérer des innovations qui puissent permettre l'appropriation de Mida par les experts locaux au lieu d'attendre que tout se passe au niveau de l'Europe et en Belgique », a dit Le Prof. Kawaya.
Pour sa part, le chef de la mission OIM, Bob Rodrigue, a déclaré que les migrations posent de sérieux problèmes à l'Afrique et à la RD Congo. Il a évoqué le fait que ce programme a été créé et est financé par la Belgique pour promouvoir l'expertise locale.
« La Belgique intensifie des démarches pour mobiliser les ressources auprès de la diaspora congolaise afin que cette dernière puisse participer activement au développement de son pays », a dit M. Rodrigue.
De son coté, le représentant du ministre du travail , son directeur de cabinet, Maurice Oyam, a déclaré que la coordination de Mida a pour rôle de mettre en œuvre les besoins en ressources humaines formulées par le différentes institutions étatiques. Et de poursuivre que depuis son arrivée à la tête du ministère du Travail, le ministre Balamage N'kolo n'a cessé de démonter la pertinence de l'aspect migration du travail ainsi que la nécessaire appropriation du processus par les structures nationales en vue de mieux lutter contre la fuite des cerveau.
Un regard sur les réalisations des missions en RD Congo montre clairement que la Mida a progressivement monté en efficacité.
Pour accélérer cet élan positif, le ministre du travail a procédé à la signature de l'arrêté ministériel créant la coordination nationale du programme Mida et un autre nommant les cadres et agents dudit programme.
Octave M.Luamuele © L'Avenir