Werrason

Originaire de la RD Congo, « Werrason », né Ngiama Makanda, a vu le jour à la fin des années soixante dans la Province de Bandundu. Il n’y a vécu que très peu, juste le temps d’apprendre à marcher. Puis, il s’installe avec son père à Kinshasa.



Le vendredi 4 août 2006

Issu d’une famille modeste, Werrason est tout gosse lorsqu’il est atteint par le virus de la musique. A l’âge de 12 ans, il accompagne son frère aîné qui chantait à l’église Protestante de Bandalungwa (un arrondissement de la ville de Kinshasa). Peu de temps après, il intègre lui aussi la chorale. La folie de la jeunesse oblige, Werrason fuit la chorale, pour le noble art (la boxe et le judo). Le destin étant plus fort que le désir, Werrason retourne au chant, nous sommes en 1977.

En 1981, il crée avec ses copains du quartier un groupe sans nom. Un orchestre « d’aventure ». Au mois de juillet de la même année, le groupe d’aventure se transforme en un orchestre structuré : c’est le groupe Wenge Musica qui est né.

Avec ce groupe Werrason produit successivement des chefs d’œuvre d’une valeur artistique indéniable comme « Niki-D », « Le Monde est Méchant », « Djino », « Surprise Kapangala », « Kaskito », « Koko Madimba » et surtout, « Kala yi Boeing » avec le groupe "Wenge Musica". Il est le principal artisan de sa consécration internationale.

En 1997, Wenge Musica éclate en deux tendances, Werrason reste avec deux de ses anciens coéquipiers : Masela et Ebondja. Très faible certes, vu la qualité et le nombre de musiciens qui sont partis vers l’autre aile. Néanmoins, On reconnaît le vrai héros au nombre d’obstacles franchi. Werrason va instantanément recruter de nouveaux musiciens et le train repart de plus belle.

En 1998, Werrason restructure le groupe Wenge-Musique que les journalistes surnommeront « Maison mère ». Car cette nouvelle formule du groupe aura comme objectif, la « conquête du continent africain… ».

Pour cela, Werrason et son groupe vont lancer sur le marché du disque un album test dont le titre est « Intervention Rapide ». « Chantal » l’extrait de cet opus cannibalise et obtient un succès immédiat et sans précédents.

En 1999, il sort avec son groupe, l’album « Solola bien ». Pari réussi, il se vend par milliers, d’où l’obtention du « Disque D’or » en France. Cette même année, il entame une tournée triomphale à Londres, Canada, Paris et Bruxelles.

En septembre 2000, il est le 2ème Artiste Africain à se produire et remplir le Palais Omnisports de Paris Bercy.

« Kibuisa Mpimpa » attitude

Juin 2001, il réalise « Kibuisa Mpimpa », l’album de ses rêves ; œuvre magistrale de 17 titres. Cet album est le résultat de 5 années de préparation, et quatre mois de studio sans oublier les 2000 heures de réflexion en ce qui concerne son approche philosophique. Kibuisa Mpimpa est une nouvelle approche de la musique Bantou. C’est d’ailleurs grâce à cette approche philosophique de la musique que, des artistes comme Manu Dibango, Makoma et le rappeur Pitt Baccardi acceptent de participer à l’élaboration de ce disque.

A sa sortie, le disque « Kibuisa Mpimpa » est qualifié de « culturellement révolutionnaire » par des observateurs éclairés de la vie culturelle africaine. En effet, Werra a adopté une approche authentique de la Musique. « La musique est pour lui, un objet de partage ». En choisissant « Kibuisa Mpimpa » comme titre de son 1er Album solo, une appellation typiquement Bantou, Werrason veut à travers son travail, partager la culture de ces ancêtres avec le reste du monde. Car pour lui, « la culture est la seule chose réellement authentique qu’un peuple dispose et qu’il doit la partager avec d’autres peuples ». Cette philosophie avait été aussi adoptée par ses confrères Africains dont exemple le groupe Magic System à travers leur tube « Gahou ».

Werrason le Showman

En 2001, il remporte deux Koras au festival international de la musique Noire en Afrique du Sud. Ce qui va lui permettre d’inaugurer un nouvel ère : le « 2 Babords ». Un exploit qu’il va réitérer en deux ans après.

Le « 2 Babors » va définir le principe de la tournée « Kibuisa Mpimpa » à travers l’Europe. Il s’agira ici de se produire sur une grande scène, deux jours successifs et cela dans chaque grande salle des métropoles Européenne. Pari risqué, mais gagné car Werra a rempli « Le Zénith de Paris », une des plus grandes salles de spectacle de France. Exploit réitéré successivement, à Londres, Bruxelles, Amsterdam et autres grandes capitales Européennes.

Werrason a, à travers cette innovation, attiré vers lui et sa musique, un nouveau public : La diaspora noire éclairées a en fin trouvé à la personne de Werrason, un artiste, un modèle qui assume et affirme clairement sa négritude sans pour autant y être un militant de la cause noire. Ainsi, en 2005, lors de sa tournée europénne annuelle, les artistes tels que Passi, Doc Gyneco, Benji pour la France, et la star du monde arabe, l’Algérien Akil lui ont démandé de collaborer à leurs projets encours.

Ces différentes collaborations lui a permi d’intégrer par la grande porte, le monde merveilleux de la World Music.

Werrason et l’Action Humanitaire

Le Congo son Pays natal est en guerre depuis une dizaine d’années. Parmi les belligérants, on peux aisément cité les armées régulières (Rwanda, Ouganda, Burundi d’un côté, puis l’armée congolaise de l’autre) et les groupes armées soutenus éssentiellement par le gouvernement du Rwanda.

Comme il est de coutume en Afrique, chaque groupe armé procède au recrutement de ses soldats en allant « kidnapper » les enfants dans les rues des grandes villes ou dans des villages.

Au cours d’une tournée à l’intérieur de son pays, Werrason s’est aperçu que les jeunes garçons orphelins ou issus des familles modestes étaient mobilisables par des groupes armés à partir de 10 ans d’âge. C’est fut un choc pour lui et en grand frère responsable, il décida de mettre en place une structure destinée à recueillir ses enfants avant que les groupes armés les enrôlent.

Werrason considère en effet qu’aider les enfants démunis est un devoir ; car, ceci permet à ces derniers de s’affranchir de la tutelle des organisations douteuses.

L’action humaintaire de Werrason a pour but essentiel, contribuer au développement de son pays. Car la « Fondation Werrason » a trois objectifs principaux :

- Dans un premier temps, accueillir au sein de l’organisation les enfants de la rue, communément appelés Shégé ;

- En suite, leurs apprendre un métier (la maçonnerie, la menuiserie, la mécanique ou encore l’agriculture et l’élevage) ;

- Enfin, aider aux plus entreprenants de mettre en place, une activité économique en leur propre nom.

Nonobstant les moyens modestes dont il dispose, werra essaie chaque année de venir en aide aux enfants, écoliers, prisonniers ou encore aux hôpitaux en leur offrant diverses donations.

Pour exercer ses activités humanitaires dans des meilleurs conditions, Werrason a mis à la disposition de sa fondation une ferme de plus de 11000 hectares. Désormais, c’est à l’enceinte de cette ferme que les jeunes gens désoeuvrés vont pouvoir apprendre non seulement un métier, mais aussi à devenir des citoyens responsable.

Il est à noter qu’à ces jours, plus de 400 jeunes gens de 10 à 14 ans sont actuellement pris en charge par la fondation Werrason à travers la RD Congo.

Une action Humanitaire reconnue par l’Onu

Les Nations Unies ne pouvant resté insensible aux différentes actions humanitaires entreprises par Werrason à travers sa fondation, l’Onu lui a décerné le titre d’Ambassadeur Universel de la Paix.

Après cette reconnaissance des Nations Unies, Werrason compte donner une dimension supérieure à sa fondation. C’est pourquoi, il envisage ouvrir dans un premier temps, trois représentations en Asie, en Europe et aux USA.

Depuis l’année 2004, Werrason a participe à plusieurs campagnes de sensibilisations initiées par l’Unesco. C’est dans le cadre d’une de ses campagnes, que Werrason avait écrit une chanson pour inciter les parents de cesser la discrimination envers leurs jeunes filles au profit des garçons. Cette discrimination se manifeste sur le fait que plusieurs parents en Afrique, préfèrent investir dans l’éducation scolaire de leurs garçons au détriment des filles. C’est pourquoi il est fréquent de trouver dans ses sociétés, des filles ou des femmes sans instruction.

© werrason.org


 


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